Mamers Mamers. Potagers dans toute la ville : un vecteur de lien social

Sur le modèle anglais de Todmorden, Mamers affiche l’ambition de constituer des potagers, un peu partout en ville. Ouverts à tous, ils seraient vecteurs de lien social.

Dernière mise à jour : 22/01/2014 à 18:09

Les Mamertins se sont rendu compte de l’importance des comestibles incroyables. ici, l’équipe de tournage de l’option cinéma, du lycée Perseigne.
Les Mamertins se sont rendu compte de l’importance des comestibles incroyables. ici, l’équipe de tournage de l’option cinéma, du lycée Perseigne.
Pour mieux se rendre compte de la tâche qui l’attend, une délégation mamertine s’est rendue à ses frais en Angleterre, à Todmorden, près de Manchester. Sa visite dans cette cité précurseur a conforté l’idée d’implanter des comestibles incroyables, qu’il faut désormais cultiver à la sauce locale.
Un film réalisé par deux lycéens de l’option cinéma, encadrés par leur enseignant James Vidal, présentera ce séjour.
A Todmorden, les potagers ont composé l’espace urbain. Les bacs ont été remplacés par des plateformes. Et tout un cheminement en ville a été créé autour de ces fruits et légumes.
La visite des Mamertins a fait prendre conscience du travail qu’il reste à parcourir. Mais là, tout ne dépend pas que des initiateurs du projet (le café associatif La Ruche et la municipalité, en partenariat avec les écoles, les entreprises, les associations).

Impliquer la population

Aux habitants, aux Mamertins donc, de s’impliquer pleinement dans cette opération qui se veut avant tout conviviale et sociale. « Tout le monde joue le jeu à Todmorden », témoigne Sylvie Eslan, première adjointe au maire, enchantée de ce déplacement.
Outre-manche, l’histoire a débuté avec cinq filles qui s’appuient sur le slogan suivant : « N’attendez pas que la ville fasse quelque chose pour vous mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour elle ». En moins d’une dizaine d’années, le projet a mûri. Ils sont trois cents aujourd’hui à cultiver la même passion.

La ville, actrice

Le principe fonctionne sur le mode associatif : avec un responsable des plantations, un responsable des approvisionnements, des graines… La ville joue plus le rôle de facilitateur qu’acteur. « Nous, à Mamers, nous avons envie d’être parties prenantes. » La capitale du Saosnois pourrait, en plus, être un soutien technique.
La philosophie des incroyables comestibles va au-delà des potagers. Dans les établissements scolaires, des parrainages se sont mis en place. Entre les petits et les grands. Entre les classes techniques et générales. « Les jeunes ont les compétences et ils les développent. Il existe là-bas un vrai projet global d’établissement. »
A Todmorden, les potagers ont permis de développer l’activité touristique. En mettant la main à la terre, les commerçants y ont trouvé leur compte. Mamers pourrait aussi jouer cette carte.
Mamers, 72

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