Perche. La marque Parc pour la restauration du bâti percheron

La restauration du patrimoine bâti et le savoir-faire des artisans, comme la baguette du Perche et les escapades, deviennent une marque estampillée Perche.

Dernière mise à jour : 22/01/2014 à 17:43

La préservation de la région passe par la sauvegarde du patrimoine bâti.
La préservation de la région passe par la sauvegarde du patrimoine bâti.

La baguette du Perche, les escapades percheronnes et maintenant le savoir-faire des artisans. La marque du Perche fait tranquillement son bonhomme de chemin. Mieux, elle devient une vraie référence sur le territoire du Parc et aussi à l’extérieur.
Et il ne faut pas y voir comme une fantaisie, un “attrape accourus” de la part des acteurs de cette nouvelle initiative qui a obtenu l’aval de la commission de la fédération des Parcs. En obtenant le label marque Parc Restauration du patrimoine bâti, savoir-faire du parc régional du Perche, la structure s’engage auprès de partenaires locaux spécialisés. De leur côté, eux doivent remplir des critères bien précis.

Trois corps de métiers

Dans l’immédiat, ne peuvent prétendre à cette reconnaissance que quelques corps de métiers : la maçonnerie, la couverture et la menuiserie extérieure. « Nous envisageons par la suite d’étendre le champ d’action et d’y associer d’autres artisans » souligne-t-on au Parc du Perche. Les tailleurs de pierre par exemple.
Leur nombre, pour l’instant, a été limité à dix-huit artisans. Ils seront officiellement “intronisés”, ce jeudi au Parc «Les prétendants au Label doivent posséder leur siège social sur le territoire du Parc» explique Florence Sbile, responsable du Pôle urbanisme et paysage. Deux ans qu’elle planche sur ce dossier, aidée depuis six mois, dans sa mission par Noémie Chevalier. Toutes deux leur ont fait passer un “examen de passage”. Qui sera remis en cause tous les trois ans, par le biais d’un audit.

En 2007, une charte

« L’architecture traditionnelle du Perche et les matériaux qui la composent, constituent  une des principales richesses de notre territoire ».  L’idée de mettre sur le devant de la scène la restauration du bâti percheron ne date pas d’hier. En 2007, une charte de qualité a été mise en place. « Nous avons voulu aller plus loin » explique Florence Sbile. Cette charte n’était qu’un engagement moral et a surtout un rôle de conseils. Là, des conventions individuelles entre le Parc et les artisans vont être signées.

Préserver un savoir-faire

Cet engagement impose des droits et des devoirs. « L’objectif est de préserver un savoir-faire et de le transmettre de générations en générations ».
Outre l’ancrage au territoire, s’ajoute l’aspect préservation de l’environnement, en favorisant, dans la mesure du possible, l’utilisation de matériaux de construction locaux. Simple sur le papier, plus difficile dans la réalité. Le succès de ce nouveau “produit” passe par là.
Du côté du manoir de Courboyer, tous ont conscience de l’importance de ce nouveau label. « Notre objectif : faire des patrimoines du Perche des atouts pour aujourd’hui et les générations futures, agir pour le patrimoine culturel et le patrimoine bâti ». Et surtout préserver le charme d’une région admirée pour son cadre champêtre, son charme, sa tranquillité et son…architecture.

La newsletter

Inscrivez-vous et recevez les informations par email.