Soligny-la-Trappe : La vie monastique de Frère Emmanuel
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BRETON, natif du Morbihan, Emmanuel Guyonvarch est âgé de trente-neuf ans. Il est entré à l’abbaye de la Trappe, en tant que laïc, en 2002. « J’ai travaillé environ dix ans dans la publicité puis comme responsable saisonnier en Bretagne, pour des jeunes. Avant d’entrer à la Trappe, j’étais membre d’une communauté en région parisienne pendant environ six ans où j’étais chargé de l’accueil de personnes en difficulté et de personnes étrangères en résidence en France. »
C’est en 1998, alors qu’il était au séminaire de Caen que le futur moine découvre l’abbaye de la Trappe. « Un ami m’a fait découvrir cette abbaye. J’y suis venu régulièrement y effectuer des retraites et là j’ai fait le choix de la vie monastique. »
Formé pendant six ans
Après une formation de six ans, Frère Emmanuel a fat le vœu définitif de vivre à la Trappe en 2008. Il est nommé diacre en septembre 2009 et suit une formation en théologie. « Je suis responsable depuis un an et demi de la formation des personnes qui se présentent pour entrer au monastère et qui veulent postuler à la vie monastique. Je suis maître des novices et je travaille aussi au magasin, au rayon alimentation », explique Frère Emmanuel.
L’abbaye de la Trappe héberge une trentaine de moines. Le père Abbé, Dom Guerric, est responsable de l’abbaye. « Un jour, le père abbé m’a demandé de devenir prêtre. » C’est donc le 15 mai dernier que frère Emmanuel a été ordonné prêtre à l’abbaye par Monseigneur Boulanger, juste avant son départ du diocèse de Séez.
« J’ai été ordonné prêtre pour les besoins de l’abbaye, pour célébrer les sacrements. » La journée d’un moine débute à 4 h 15, avec le premier office. Il y a 7 offices dans la journée. « Je célèbre souvent la messe le matin à 7 heures et parfois le dimanche à 10 h 30 et ces offices sont ouverts à tous. »
Vie en communauté
Les moines vivent en commun, chacun a sa chambre. Dans la journée, des moments sont consacrés à la lecture et aux études spirituelles, à l’entretien des bâtiments et des jardins, à la fabrication de pâtes de fruits car la ferme n’existe plus et à l’exploitation du magasin où sont vendus les produits monastiques, avec une importante librairie. Une hôtellerie existe à l’abbaye, pour les retraites personnelles.
Quant à la bergerie, elle accueille des groupes et des personnes handicapées. Enfin, chaque jour, de nombreuses personnes se rendent à la fontaine, à l’entrée du magasin, afin de remplir bouteilles et jerricans d’une eau très pure du Perche.


