Saint-Martin-du-Vieux-Bellême Saint-Martin-du-Vieux-Bellême. Pétition contre la déviation

Publication : 10/07/2012 à 18:07

La déviation devrait passer à cet endroit, traversant la commune sur environ 1,5 km.

La déviation devrait passer à cet endroit, traversant la commune sur environ 1,5 km.


Il y a de la pétition dans l’air. Quelques habitants de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême s’opposent au projet de déviation qui doit traverser la commune de part en part. Non loin du bourg. Ce tracé est le dernier tronçon de la déviation qui contourne Bellême (lire encadré), dans les cartons depuis une dizaine d’années.
Une pétition
Mais voilà, les choses s’accélèrent : une enquête d’utilité publique est en cours, des expropriations évoquées et un début de chantier annoncé pour 2014.
«Cette route prendra son origine à la sortie de la forêt de Bellême, route de Mortagne, pour rejoindre le rond-point route d’Alençon. Elle va passer entre le bourg de Saint-Martin et le lotissement des Tilleuls, explique Samuel Gouin. C’est un projet qui nous inquiète. Surtout, nous considérons qu’il a manqué de transparence.» En compagnie de Bérengère Vadé et Martine Vergne, il a décidé de lancer une pétition contre cette déviation : le collectif envisage de monter une association.
Et le chemin piétonnier ?
L’objectif affiché du Conseil général est de fluidifier la circulation et éviter aux camions de remonter jusqu’au rond-point de la gendarmerie de Bellême. «Une réunion publique était annoncée au bulletin municipal de septembre 2009 mais depuis aucune information. En fait, nous avons été avertis il y a trois semaines, avec l’annonce de l’enquête d’utilité publique.»
Pollution sonore, enlaidissement du paysage, dégâts environnementaux… Les critiques ne manquent pas, ni les inquiétudes. Le chemin piétonnier de l’Eclopchat en est une : «il est très fréquenté seulement la déviation va le couper en deux ! Ils envisagent des chicanes pour prévenir les randonneurs. C’est vraiment dangereux».
Pourtant, le petit collectif se garde bien de tout rejeter en bloc : «nous ne sommes pas contre le progrès mais souhaitons simplement être vigilants. Ce n’est pas un projet utile pour la population.»
N.L.

Saint-Martin-du-Vieux-Bellême, France
  1. Léo
    19 juillet 2012 20:19
    Laurent Rebours, dans cet article, le problème est que les propos qui sont cités ne sont pas exacts. Que certains mots n'ont pas été utilisés. Et que faute de précision, le lecteur ne comprendra pas bien les raisons qui poussent ces villageois à s'opposer à ce projet. Jamais n'a été évoqué l'expression de "manque de transparence", pas plus que "d'opposition au progrès". De plus, la phrase "Une réunion publique était annoncée au bulletin municipal de septembre 2009 mais depuis aucune information. En fait, nous avons été avertis il y a trois semaines, avec l’annonce de l’enquête d’utilité publique.", n'est pas du tout correcte. Le projet a été découvert en décembre 2011, dans le bulletin municipal, et non pas, comme c'est indiqué ici : "il y a trois semaines". Après relecture de l'article par les concernés, une proposition de correction avait été proposée à la journaliste. Le mot "annoncé" devait être notamment modifié par "envisagé", puisque c'était le terme exact utilisé dans le bulletin municipal, qui avait d'ailleurs été fourni à la journaliste. La correction n'a pas été faite! Ca n'a l'air de rien, mais ce mot entraîne aujourd'hui, dans l'édition du 18 juillet, un rectificatif du maire de la commune, qui explique qu'il n'a jamais utilisé le mot "annoncé". Vous voyez donc que la précision est ici, comme dans tout article, extrêmement importante. "Apporter à la connaissance du plus grand nombre tous les tenants et les aboutissants", comme vous le soulignez si bien, n'a pas vraiment été respecté. Il est donc facile de renvoyer les commentaires de critique comme étant des propos insultants. Interrogez-vous d'abord sur le fonctionnement de votre journal, qui impose un rythme de travail extrêmement soutenu à vos journalistes. Il ne faut pas s'étonner ensuite, que des imprécisions se glissent dans certains articles. C'est un système qui est remis en cause, et pas, comme vous le suggérez ici (et ce qui n'a jamais été le cas), l'intégrité d'une journaliste. Bien cordialement
  2. Laurent Rebours
    18 juillet 2012 14:46
    Cher Pivert, sur l'amour de l'information, nous sommes sur la même longueur d'onde !
  3. Pivert
    17 juillet 2012 16:56
    C est vous qui parlez de l'integrite du journaliste. Pas moi. J'ai trop de respect pour l'information. Merci de votre soutien pour faire jaillir la lumiere.
  4. Pivert
    17 juillet 2012 12:22
    Pour qu il y ait democratie il faut qu il y ait information , puis debat... Je crains qu on en soit loin a Saint Martin.... Sauf au Conseil General ou il semble que le debat soit ouvert depuis qq jours...
  5. Laurent REBOURS
    17 juillet 2012 12:16
    C'est votre position et nous la relatons… de là à s'en prendre à l'intégrité du journaliste et à accuser le journal de "maquiller" l'information, il y a un pas.
  6. Laurent REBOURS
    17 juillet 2012 11:46
    C'est bien ce que je mettais : tout débat est constructif et les arguments des uns et des autres méritent et doivent être portés à la connaissance du plus grand nombre. C'est ce qui fait la richesse d'une démocratie locale.
  7. Pivert
    17 juillet 2012 11:22
    Nous compterons les vois des deux petitions le 20 Juillet au soir.... Combien de poids lourds passent la nuit a une vitesse folle, detruisant le chaussee, et transformant les nuits des Saint Martinois en cauchemard? Je crains que la ponderation ne soit pas non plus le fort des contre petitionnaires qui copient lamentablement une initiative louable.. Il est vrai que si un debat public avait organise plutot que de pousser ce projet en catimini.... Les arguments des uns et des autres auraient pu voir le jour, plus tot qu a la veille de la date butoir de l enquete publique.. Et la cela n est pas une question de messager mais de fond.. Au pire nous recompterons les voix en 2014, lors des municiples...
  8. Laurent REBOURS
    13 juillet 2012 11:46
    De tout temps il a toujours été de bon ton et tellement plus facile de couper la tête du messager plutôt que d'apporter une argumentation constructive. Il est tellement plus facile de botter en touche en mettant en cause la probité, l'honnêteté et le professionnalisme du journaliste ! Là où il y a de la passion il y a obligatoirement de la déraison. Dans un tel dossier le travail journalistique consiste justement à ne pas prendre parti et à apporter à la connaissance du plus grand nombre tous les tenants et les aboutissants. Il y a des opposants mais il y a aussi des partisans et tous doivent avoir la parole. Les propos insultants ne font pas grandir le débat et surtout, ne rendent pas hommage aux "enjeux majeurs" dont vous parlez. Il serait tellement plus constructif, dans l'intérêt du débat, d'apporter des éléments concrets étayant vos thèses. La presse pratiquerait le "maquillage" de l'information, ne serait pas "responsable" à vos yeux, sont des propos totalement gratuits, inexacts. Le débat est sain dans toute démocratie, l'insulte l'est beaucoup moins. Laurent Rebours Editeur du Perche
  9. vergne
    12 juillet 2012 13:57
    Désolée mais ce papier ne reflète pas la conversation que nous avons eue au sujet de ce projet .Cet article est au mieux -bien léger au regard des enjeux majeurs pour les habitants concernés,au pire -un maquillage en règle des propos tenus et des nombreux arguments avancés pour expliquer cette pétition en cours. Autant dans le fond que dans la forme ces quelques lignes ne sont pas dignes d'une presse responsable.




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