Mortagne-au-Perche. Le Pôle de santé finalement en centre-ville
UN TEMPS annoncé à la zone Préfontaine, derrière le cabinet vétérinaire, le Pôle de santé devrait, finalement, se trouver une place à deux minutes du centre-ville : le....
UN TEMPS annoncé à la zone Préfontaine, derrière le cabinet vétérinaire, le Pôle de santé devrait, finalement, se trouver une place à deux minutes du centre-ville : le site du Carré du Perche sera son point de chute. Le projet de 1 000 m2 coûtera plus de 1,8 million d’euro. Les premières consultations sont prévues à la fin de l’année 2013.
Président de la communauté de communes, en charge du dossier, Jean-Claude Lenoir apporte quelques précisions à cette décision attendue et par le monde médical et par la population.
Le Perche. Le Pôle de santé va finalement voir le jour à quelque pas du centre-ville.
Jean-Claude Lenoir. «Les élus de la communauté de communes ainsi que ceux du Perche ornais réfléchissent depuis longtemps et travaillent avec les professionnels de santé sur l’organisation de l’offre de soins dans notre secteur, afin de permettre le renforcement de la présence médicale.
Nous le savons, l’exercice de ces professions a beaucoup évolué et nous devons apporter notre contribution, dans l’intérêt de nos populations, notamment en créant des pôles de santé, permettant la coopération entre médecins, y compris avec ceux d’entre eux qui sont installés dans des communes plus éloignées. En clair, notre projet consiste à implanter un Pôle central, à Mortagne, et à lui rattacher des satellites à Bazoches, Soligny-la-Trappe, La Chapelle-Montligeon et à Pervenchères.
Le choix du site d’implantation de ce Pôle est sensible. Le bâtiment aura une surface de 1 000 m2. Il faut donc disposer de terrains, prévoir un accès facile, beaucoup de places de stationnement.
Plusieurs sites ont été étudiés et le choix s’était porté, dans les derniers mois, sur le secteur de Préfontaine.
Finalement, en janvier, nous avons pris la décision de l’implanter devant le Carré du Perche.»
Pourtant, la zone de Préfontaine présentait quelques avantages : accessibilité, stationnement… Pourquoi, en définitive, avoir choisi le site du Carré du Perche ?
«En effet. Nous avions pris en compte ces avantages. Notre décision de changer de site tient principalement à la question du stationnement. Il fallait prévoir une cinquantaine de places et son coût, dès lors qu’il s’agissait d’une création, était inévitablement élevé, environ 280 000 euros quand on y ajoute la réalisation des réseaux. Nous avons préféré implanter le Pôle de santé sur un terrain déjà viabilisé et à proximité d’un parking existant. Celui du Carré du Perche convient très bien.»
Pourquoi n’aviez-vous pas pensé à ce site plus tôt ?
«Tout simplement parce qu’il était déjà retenu pour un autre projet auquel nous étions en train de travailler et sur lequel des études étaient en cours. La crise que nous connaissons aujourd’hui nous impose de faire des choix. Et nous avons estimé que le Pôle de santé était prioritaire.»
Quelle a été la position des professionnels de santé ?
«Ils sont d’abord attachés à la réalisation de ce Pôle. Ils ont accompagné nos réflexions depuis que nous travaillons ensemble et approuvé, pour la plupart d’entre eux, nos choix. Le site du Carré du Perche leur convient tout à fait. Ils me l’ont exprimé lors d’une réunion que j’ai tenue avec eux le 3 février dernier.»
Une pétition a été lancée il y a quelques jours pour que le Pôle de santé se rapproche du centre-ville…
«J’en ai, en effet, entendu parler. Cela dit, notre décision était prise depuis plusieurs semaines. J’ai toutefois attendu qu’elle soit connue de tous les délégués de la Communauté de communes pour la rendre publique. L’assemblée générale du Club des retraités m’en a donné l’occasion.»
D’un point de vue financier, ce (nouveau) projet est-il plus (ou moins) avantageux ? Détruire et reconstruire ne coûtent-ils pas plus cher qu’une création ?
«Non. Dans le cas présent, nous devrons raser un bâtiment, aujourd’hui à l’abandon, qui accueillait autrefois les ateliers communaux et qui devait de toutes les façons être démoli. Le reste du terrain qui sera utilisé est nu.»