
Antoine Gasseau et son bolide de 1952.
ANTOINE Gasseau : la mécanique moto, il est tombé dedans à l’âge du biberon. Avec un père dans la partie, il ne pouvait en être autrement.
Les mains dans le cambouis, dès ses premiers pas, au guidon d’une mobylette et d’une moto bien avant l’âge, ce spécialiste de la clé de 10 connaît ses classiques sur le bout des doigts. Motos modernes ou anciennes : leurs mélodies n’ont plus aucun secret pour ce cinquantenaire.
Pas étonnant qu’il se soit décidé, pour le plaisir, de restaurer des vieilles bécanes. Son dévolu s’est porté sur une Peugeot175 cm3 de 1952.
Une marque mythique pour ce mécanicien mamertin qui a vendu pendant des décennies des vélos de cette marque. Et aujourd’hui encore des mobylettes et scooters.
Cette fameuse Peugeot sort tout droit de la cave d’un particulier. «Je l’ai échangé contre une boîte de vitesses de voiturette» se souvient cet ancien participant aux 24 heures du Mans mobylette.
À l’origine
C’était en 1999. Six ans après, la vieille carcasse rouillée par le temps, oubliée par ses anciens propriétaires a retrouvé son lustre d’antan.
Aussi belle et rutilante qu’à sa sortie d’usine. Mieux même, pensent certains.
Méthodiquement, avec patience, passion aussi, Antoine Gasseau l’a remise en état.
Boulon par boulon, pièce par pièce. Tout a été refait en respectant la “pièce” d’origine. Un boulot de longue haleine.
Le “restaurateur” n’ose pas compter les heures qu’il a consacrées à remettre sur “roues” cet engin. Combien de soirées, combien de week-end ? Il ne s’en souvient pas. Un paquet, en tout cas. «Les heures mieux ne vaut pas y penser» dit-il tout simplement.
L’important c’est le résultat. Et là, les yeux s’illuminent lorsqu’il vous présente “la bête”. Avec ses chromes reluisants, son petit panier en guise de porte-bagages, ses deux sacoches en cuir, sa quatre vitesses au pied et son doux bruit au démarrage, a de la “gueule”. Il peut en être fier et la sortir pour des balades avec ses potes ou alors en ville pour aller boire son petit café. Là, elle fait sensation et attire la curiosité des passants qui se retrournent lors de son passage.
Deux Motobécanes
Si cette Peugeot 175 est terminée, Antoine a depuis un bon moment mis en route d’autres restaurations. Dans son garage, bien à l’abri, sous des bâches, deux Motobécances de 1926, 1929 l’attendent.
De quoi occuper ses soirées. Ces dernières ont une saveur particulière. La première fois qu’il s’est fait arrêter par les gendarmes, c’était avec ce type de moto : «J’avais 13 ans». Souvenirs, souvenirs….
Très belle machine , je l’ai vu Un bout de l’histoire motocycliste Compliments