
La Porsche 911 : une voiture de légende.
«Aller jusqu’au bout de ses rêves. Faire ce que l’on fait avec passion». Ce Percheron a fait de cette devise la sienne. La mythique Porsche 911S a été un de ses rêves de gosse.
Il a attendu 1989 pour qu’il se réalise. «Cette voiture, c’est une petite œuvre d’art». À ses yeux le mot n’est pas excessif. «C’est une vraie horloge, un bijou».
Une bête de scène légendaire au bruit incomparable qui vous chatouille les oreilles à la moindre accélération. Sans parler de l’odeur d’essence qui envahit l’habitacle. Cette Porsche, un autre monde, un autre univers. Du pur bonheur à conduire, pardon à piloter.
Contre une R11 turbo
De passage dans l’Ardèche il est tombé sur la “belle” bouffée par la rouille, il n’a pas hésité un seul instant. Un véritable coup de foudre. «À l’époque je l’ai échangé contre une R11 turbo». Lui, le passionné de courses automobiles – Il affiche à son compteur deux Paris-Dakar, le Monte et Carlo et bien d’autres rallyes – n’en revenait pas. Sa Porsche, il l’avait, elle lui appartenait.
Pas n’importe laquelle une 911S de 1967. Une des premières en quelque sorte. Un monstre de près de 170 chevaux pouvant atteindre, les 225 km/h. Énorme à l’époque.
Si la “belle” au moment de l’achat roulait, elle était malgré tout en piteux état. Comme notre homme n’avait pas trop les moyens, il lui a fallu quinze ans pour la remettre en état. «Il a fallu refaire le moteur entièrement. Cela n’a pas été plus difficile.» Il pense surtout aux ailes, l’avant, les bas de caisse, le fond des coffres. Une remise à niveau complète. «Elle a été restaurée à l’origine». Les puristes apprécieront.
Je ne m’en séparais pas
Dans son “jus” comme le disent les spécialistes. «J’ai travaillé un peu dessus mais une grande partie de la restauration a été réalisée par des professionnels». Bleue au départ, la 911S a été peinte en rouge, à l’ancienne, c’est à dire avec six couches de peinture.
Quelques milliers de francs et euros après, la “belle aux chromes”, tourne comme une horloge. Un petit coup de démarreur et d’accélérateur et la voilà prête à partir sur les routes du Perche. «C’est une merveille» explique son propriétaire qui préfère garder l’anonymat.
En parlant d’elle ses yeux s’illuminent. Entendre tourner le six cylindres suffit à son bonheur. «La Porsche elle a un bruit qu’on ne retrouve nulle part».
Cette voiture, il y tient comme à la prunelle de ses yeux. «Je ne veux pas m’en séparer. On m’en a proposé cher, très cher. Mais non, je ne veux pas la vendre. Elle reste dans la famille.»