
MOBILISATION des parents d’élèves à l’école de Randonnai suite à l’annonce de fermeture d’une classe Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) et d’une classe de niveau CM2.
Après la manifestation de jeudi à Alençon où aucun accord n’a pu être trouvé, les parents d’élèves ont décidé, vendredi, d’investir l’école et son accès principal. Une trentaine d’entre eux se sont retrouvés dès le matin à l’entrée de l’école pour manifester contre ces fermetures et trois d’entre eux ont été reçus à L’Aigle, par l’inspectrice de l’Éducation Nationale, Madame Morel où là encore rien n’a pu aboutir.
Du répit
Suite à ce rendez-vous, les parents d’élèves avaient décidé de lever le camp mais très vite, après réflexion, ils ont décidé d’investir de nouveau l’école pour ne pas céder à cette décision inacceptable. «Ce projet de fermeture est dû à un manque d’effectif d’élèves. Les chiffres baissent relativement. Pour l’Inspection Académique, nos enfants sont considérés comme des chiffres alors que nos enfants ne sont pas que des chiffres. Nous demandons un petit peu de temps pour se retourner et essayer de ramener du monde de l’extérieur dans notre commune. Il nous manquerait une bonne douzaine d’élèves. Et si on obtient ce nombre d’élèves, l’école pourrait être sauvée. En plus, nous avons appris jeudi que les enfants de moins de 3 ans ne sont plus du tout comptabilisés dans les effectifs. Nous trouvons cela complètement inadmissible ; nous avons 8 enfants de moins de 3 ans. En plus, le projet de nouvelle école est en train d’aboutir. On fait beaucoup d’efforts mais si personne nous suit, on ira jusqu’au bout», expliquent les parents.
De plus, il y aurait 19 logements sociaux inoccupés sur la commune et plusieurs terrains susceptibles d’accueillir de nouveaux habitants. Un nouveau blocus était prévu dès ce lundi mais les conditions climatiques ont perturbé l’action des parents d’élèves décidés à ne pas céder face à l’Éducation Nationale.