
Les Mamertins ont pris plaisir à aller voir le film carton de l’année : Intouchables. Il a été vu par près de 6 000 personnes.
«Ça y est, nous y sommes. Mais quoi me direz-vous. Et bien nous sommes à plus de 50 000 spectateurs cette année au Rex. Alors, merci Omar, François, Benoit, Dany, Harry et toute la bande et merci au public d’être toujours plus nombreux depuis trois ans dans ces nouvelles salles de cinéma. Bonnes années à tous !» Pouvait-on lire, jeudi 29 décembre, sur un réseau social.
Record !
Omar, François et les autres sont les acteurs et réalisateurs du film Intouchables. Le carton cinématographique de l’année a généré dans la capitale du Saosnois près de 6 000 entrées. Un record qui est tombé à pic pour l’association CinéMamers, qui gère le cinéma Le Rex. «C’est le film qui a inversé la tendance. Avant sa projection, nous étions en dessous par rapport à 2010 à la même époque», rapporte Sylvain Sellos, projectionniste.
Après un début de saison en demi-teinte, Le Rex a repris du poil de la bête pendant l’été. «De mars à juin, il a fait très beau et les gens ne sont pas venus au cinéma. Pendant les grandes vacances, il a fait mauvais, les gens sont revenus.»
Avec Graines
d’images junior
Après un mois de septembre plutôt calme — «comme d’habitude» —, Graines d’images junior a permis de grignoter 400 places supplémentaires par rapport à l’an dernier, à la Toussaint : «Nous avons fait 1 400 entrées», livre Sylvain Sellos qui n’est pas peu fier, puisque «Mamers est la ville où Graines d’images junior a le mieux fonctionné dans le département». Malgré une programmation «peu évidente» avec des films pas très connus, les Mamertins ont répondu présents. «Nous avons des partenaires (la Ruche et la médiathèque, ndlr) qui font un travail conséquent et qui drainent du monde.»
Ouvert depuis septembre 2008, le cinéma Le Rex est en progression constante en ce qui concerne le nombre d’entrées. Deux salles de 200 et 80 places proposent un large panel de films, tout au long de la semaine. Le public, exigeant, a évolué. «Nous avons de plus en plus de personnes âgées qui ne se déplacent pas en soirée. Elles privilégient les séances de 14 heures et de 18 heures», explique le Mamertin. Les lundis, mercredis et vendredis, les séances à 3,50 euros sont prisées par les seniors.
Avec un tarif normal fixé à 6 euros, le cinéma reste attractif à Mamers. Bertand avait pris pour habitude de se rendre dans la ville préfectorale. «Avec la crise, je fais attention à mes finances. Du coup, je ne vais plus au Mans. Je viens ici, à Saugonna. Je me suis rendu compte que nous avions une salle de qualité.»
Depuis Alençon ou Mortagne
À l’inverse, de nombreux amateurs de films des départements voisins n’hésitent pas à venir dans la capitale du Saosnois. De Mortagne-au-Perche, par exemple : «Les films ne sont programmés qu’une seule semaine. Quand j’en loupe un, cela ne me dérange pas de faire quelques kilomètres», avance Jean-Paul.
Ou de la cité des Ducs, encore. Comme Frédéric : «A Alençon, les plages horaires sont limitées et les salles vétustes. J’aime bien aller voir des films dans de bonnes conditions».
Comme l’accès au stationnement qui n’est pas un frein. «Les gens ne se posent pas la question de savoir s’ils vont trouver un emplacement ou pas», ajoute Sylvain Sellos.
À la sortie des salles «Christian Lefranc» et «Françoise-Guérin», des cinéphiles ont cependant un petit regret. «Nous aurions aimé continuer à discuter du film autour d’un verre mais le bar est toujours fermé. Il y a une machine à café mais ce n’est pas pareil. C’est dommage», lâche Jean-Pierre, un habitué des lieux.
D’autant plus regrettable qu’avec plus de 50 000 entrées, les consommateurs potentiels n’auraient pas manqué.
Amine El Hasnaouy.