Orne. Le sénateur Jean-Claude Lenoir au sommet de Durban
- Politique À la une
- Réagissez !
- Envoyer par email
-
Partager

Jean-Claude Lenoir à la séance d'ouverture du Sommet, présidée par Ban Ki Moon, secrétaire général de l'ONU, pendant l'allocution de Jacob Zuma, président de l'Afrique du Sud.
Le Sommet de Durban (Afrique du Sud) sur le changement climatique a rendu son verdict ce dimanche : il a débouché sur une feuille de route vers un accord en 2015 englobant tous les pays pour lutter contre le réchauffement climatique.
Jean-Claude Lenoir, sénateur-maire de Mortagne-au-Perche, a fait partie de la délégation française conduite par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre du Développement durable.
Définir une ligne claire
Consacré au changement climatique, le Sommet de Durban s’est tenu la semaine dernière devant les représentants de 194 Pays, sous l’égide de l’ONU. Il s’agissait de la dix-septième Conférence, depuis le premier Sommet de Rio, en 1992.
L’enjeu de cette rencontre était important puisqu’il s’agissait de définir une ligne claire qui prolonge le Protocole de Kyoto, lequel expire l’an prochain. Il s’agissait concrètement de fixer un calendrier d’actions pour les années à venir afin d’enrayer le réchauffement de la planète, notamment en divisant par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990.
Avec les parlementaires
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre du Développement durable, qui était accompagnée de plusieurs parlementaires, s’est prononcée pour des avancées concrètes dans les domaines financiers, technologiques et juridiques.
«Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice, si modeste soit-elle. La France l’a fait pour sa part. En tant que membre de l’Union européenne nous avons montré notre attachement au Protocole de Kyoto qui est le seul instrument juridique international existant qui a pour but et pour effet de réduire les émissions de Gaz à effet de serre. La France a également agi cette année à la Présidence du G20, en faisant avancer les discussions sur les sources de financements pour lutter contre le changement climatique dans les pays en développement. »“Pas de plan B”
La ministre a ensuite insisté sur la nécessité d’un accord global. « Il ne saurait y avoir d’alternative à un cadre multilatéral de réduction des émissions. C’est pourquoi, il nous faut lancer ici même à Durban un processus pour aboutir à un accord global. Il n y a pas d’autre voie. Il n’y a pas de Plan B pour la planète. »
Les dernières heures du Sommet ont vu monter la pression sur les délégations. Le point principal de désaccord portant sur les moyens à prendre pour rendre le futur traité « légalement contraignant ». L’Union européenne en a fait son cheval de bataille, face notamment aux pays les plus pollueurs que sont les États-Unis, la Chine et l’Inde.
Un “Fonds vert”
Il faut rappeler que le Protocole de Kyoto visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5%, par rapport à 1990, mais que cet engagement ne s’appliquait ni aux Etats-Unis, qui ne l’avaient jamais ratifié, ni à la Chine, ni à l’Inde, ni enfin au Brésil, ces derniers n’étant pas rangés dans la catégorie des pays industrialisés.
Au final, les délégations présentes à Durban se sont entendues pour s’engager vers un accord qui inclurait tous les pays et qui devra être adopté en 2015.
Un autre débat, auquel la France a largement participé, concernait la mise en place d’un « Fonds vert » destiné à soutenir le développement des pays les plus pauvres, notamment en participant au financement des énergies renouvelables (hydraulique, éolien et photovoltaïque). Des groupes d’experts vont poursuivre ces travaux pour envisager les solutions permettant de mobiliser les sommes nécessaires.
Le Sommet de Durban aurait pu se conclure sur un échec. « Ce n’est pas le cas », assure Jean-Claude Lenoir : « Les avancées resteront, aux yeux de beaucoup, trop modestes mais les dirigeants se sont accordés pour fixer clairement une feuille de route et un calendrier plus contraignant. Peu d’observateurs, la semaine dernière encore, auraient parié sur un tel résultat ».


