
Alain Lépinay, toujours aussi passionné, veille aux moindres détails (photo d'archives)
CELA fait 13 ans déjà qu’il arpente l’Ouest de la France afin de dénicher les talents qui vont venir tenter leur chance au concours de la chanson française de Saint-Cosme. Son concours. Créé en 1997. Alain Lépinay n’a rien perdu de sa joie et son envie. Sa motivation est demeurée intacte et le seul objectif de ce concours est de faire connaître des chanteurs de talent. «¼Et faire passer un bon moment au public¼».
C’est en se rendant à un concours de chant de la région, ave un ami, que le déclic a lieu. Alain Lépinay décide aussitôt d’en monter un similaire dans le Perche. La Perrière va abriter les tours de chant puis le concours s’installe à Saint-Cosme-en-Vairais.
1000 spectateurs
À la tête de l’association Perseigne en Fête, Alain Lépinay ne freine pas ses efforts pour faire connaître l’événement. «¼C’est une vraie passion. Je fais entre 20 et 25 concours, soit un samedi sur deux, afin de dénicher les chanteurs. Quand j’en vois un qui me plaît, je lui demande s’il veut venir chanter chez nous¼». Aujourd’hui, la réputation du concours n’est plus à faire, «¼tout le monde dit que c’est le plus grand concours. Et à côté de nous, la Star’Ac, ce sont des rigolos !¼». Considéré comme le plus grand événement culturel du Nord-Sarthe, le concours de la chanson française attire plus de 1 000 spectateurs chaque année. Les participants font la queue pour venir participer, comme le public toujours présent de bonne heure (parfois une heure avant l’ouverture des portes !). Et les réservations débutent dès septembre, parfois avec des chèques blanc car le montant n’est pas encore connu… «¼Bientôt on réservera d’une année sur l’autre¼» sourit le président.
Les meilleurs
Avec 8 000 euros de budget et 26 bénévoles, la machine prend de l’ampleur mais garde son côté convivial cher au président. 30 chanteurs vont se produire toute la journée du samedi 24 avril, l’après-midi devant environ 300 aînés ruraux (mais spectacle ouvert à tous) et en soirée durant environ 5 h 30. Sans oublier les enfants (qui font l’ouverture du spectacle en soirée). «¼Il ne faut surtout pas rater le début car certains enfants sont vraiment exceptionnels¼».
Le public et le jury vote à chaque représentation (un bulletin est remis à l’entrée) et le chanteur qui remporte le plus de points sur les deux séances gagne le concours. «¼C’est le meilleur qui gagne et pas le copain du copain…Nous ne prenons que les premiers ou deuxièmes des autres concours de l’Ouest ainsi le niveau est de haute qualité. Certains disent qu’on est un peu la finale¼».
Parmi ces chanteurs amateurs, certains caressent le rêve de passer professionnels. A l’image d’Emmanuel Moire, venu participer il y a huit et qui a tenu le rôle titre dans la comédie musicale « Le Rois Soleil » de 2004 à 2007. Alain Lépinay lui aussi à un rêve : à l’heure de la retraite, dans deux ans, «¼j’aimerai organiser un concours national¼». Le doux rêve d’un rêveur qui n’a pas fini de faire parler du Nord-Sarthe.
N.L.
Pratique : 13e concours de la chanson française samedi 24 avril. Au complexe Atlantis. Spectacle l’après-midi (14 h) et en soirée (20 h). Animé par Claude Robin et Karine Loriano, sosie de Patricia Kaas.