Bellou-le-Trichard. Patrice, sonneur de cloche
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Depuis deux ans, l’église de Bellou-le-Trichard résonne à nouveau au son de sa cloche. Une volonté du maire, Mickaël Leblanc, qui souhaitait voir vivre son église… Et son village. «Je souhaitais entendre vibrer l’église, explique le jeune élu. C’est se rapproprier un patrimoine. Cela créé aussi une présence : une cloche qui sonne, c’est un village qui vit, qui existe. C’est un symbole dans le paysage rural. Qu’il ne faudrait pas perdre».
A midi
Alors la cloche retentit à nouveau. Et ici, pas question d’électronique. Pas de bouton de commande comme c’est de plus en plus le cas. Mais un homme au bout de la corde qui à la seule force de ses bras anime l’église.
Le premier dimanche de chaque mois à midi, Patrice Lenoir est présent à son poste. Et ce depuis le début de l’année. Il remplace l’ancien sonneur qui lui a laissé sa place.
Trois à quatre minutes
«La municipalité cherchait quelqu’un et je suis disponible le dimanche, explique Patrice. Je n’avais jamais fais cela auparavant mais l’homme que j’ai remplacé m’a montré comment faire et ce n’est pas très compliqué…»
Le plus dur : lancer la cloche, «après cela va tout seul». Durant trois à quatre minutes donc, il tire ainsi sur la corde, heureux d’être celui qui fait sonner.
«Cela fait voir que le bourg existe, c’est important. Ici, c’est un petit village. La majorité des habitants semblent être contents. D’ailleurs, ils attendent maintenant et quand je suis en retard, ils me le disent…»
Nouvelle activité
Autour de lui, Patrice a parlé de sa “nouvelle activité” et ses interlocuteurs sont souvent surpris, «ils ne savent pas qu’on peut encore faire sonner ainsi, manuellement. Tout le monde pense que toutes les églises sont automatisées».
À Bellou, ce n’est pas le cas. Et Mickaël Leblanc compte bien garder son sonneur très longtemps : «il faut conserver cet aspect humain. Il peut être un peu en retard ou en avance, ce n’est pas grave. Ce que j’aimerai, c’est que la cloche retentisse plus d’un dimanche par mois…»
N.L.


