Mercredi 8 septembre 2010 à 12:00 par leperchemamers |
2 commentaires !

Jean-Charles Davoust pratique l'attelage depuis 7 ans.
C’EST VRAIMENT un sport de haut niveau, pas assez médiatisé à mon goût. Dommage car le spectacle est toujours au rendez-vous.» Jean-Charles Davoust est passionné et aujourd’hui, il vient de se mettre à son compte comme maréchal-ferrant : plus qu’un métier, une évidence.
À 5 ans, il monte sur son premier cheval, «cela a duré une dizaine d’années, puis je me suis tourné vers l’attelage et j’ai vraiment beaucoup aimé». Ce sont ses parents, installés à Saint-Langis, qui lui ont transmis la passion du cheval, pratiquant pour le plaisir des balades attelées. «L’attelage est un sport de tous les jours avec une ambiance très familiale et conviviale. La saison des compétitions s’étale d’avril à début septembre, avec un concours tous les mois, voire toutes les trois semaines». Pour l’heure, donc, Jean-Charles a mis ses deux poneys français de selle dans les champs pour un repos bien mérité. «Ils sont âgés de 9 et 11 ans, ils ont de l’expérience et j’espère avec eux faire de bons résultats l’année prochaine, me qualifier pourquoi pas pour les championnats du monde.»
Et puis, il y a trois mois, il a fait l’acquisition de deux nouveaux poneys NRPS (d’origine hollandaise) âgés de deux ans seulement. «Les autres sont au top de leurs capacités. Si je veux progresser encore, il me fallait deux jeunes à nouveau. L’intérêt de cette race, c’est que ce sont des chevaux d’un tempérament calme mais avec du sang et de la fougue cependant. Et puis une belle allure». Et de l’allure effectivement, ils n’en manquent pas. L’un, qui a déjà travaillé visiblement, mène la voiture d’attelage avec aisance et donne l’exemple à son collègue qui montre plus de résistance.
Chez les pros
Dans la petite carrière, en face du domicile familiale (et mise à disposition par la commune), l’entraînement est régulier. Avec douceur mais fermeté, Jean-Charles guide, donne la cadence. «À partir d’octobre, j’effectuerai un stage tous les mois avec un intervenant qui me suit toute l’année. Comme un entraîneur». C’est que la compétition professionnelle demande un suivi et une préparation de haut niveau. Cela fait déjà 3 ans que son équipage est passé chez les pros. «Les chevaux sont suivis par un vétérinaire, avec prises de sang et contrôles complets. Ce sont des sportifs».
Comme les sportifs, ils se préparent pour les différentes disciplines auxquelles ils devront se soumettre lors des concours : dressage, marathon et maniabilité. Et comme tout sport de haut niveau, tout risque n’est jamais écarté. «Oui, parfois on se fait peur. Quand les chevaux sont lancés au galop et qu’il faut passer entre des portes… Ce n’est pas de la balade !». Et pour l’accompagner (car on ne monte jamais seul), Jean-Charles recherche un ou deux coéquipiers pour la nouvelle saison : «il n’est pas nécessaires d’avoir de l’expérience en ce domaine, aimer les chevaux suffit. Le reste, ça s’apprend».
N.L.
Tags : attelage - cheval - Jean-Charles Davoust - maréchal-ferrant - perche - saint-langis-lès-mortagne
[...] Saint-Langis. Un jeune maréchal-ferrant passionné d’attelage. « Le Perche [...]
Espace de liberté pour vous exprimer et réagir aux articles.
Afin de préserver la qualité des échanges et être conforme à la législation en vigueur en France, quelques principes sont à respecter.
Sont donc interdits :
- l’incitation à la haine raciale et à la discrimination
- la négation des crimes contre l’humanité et l’apologie de crimes de guerre
- la diffamation, ce qui porte atteinte à l’honneur d’une personne
- l’incitation au piratage informatique.
Afin d’éviter tout abus, nous nous réservons le droit de supprimer un commentaire si celui-ci est jugé trop agressif, grossier ou hors sujet.
Toute allusion sexiste, homophobe ou raciste sera également effacée, tout comme les messages publicitaires (adresses Internet comprises), les messages contenant des coordonnées privées, une adresse postale privée ou e-mail privé.