Mercredi 1 septembre 2010 à 10:10 par lucmoriceau |
Réagissez !

Les platanes de l'avenue de la Gare à Mortagne-au-Perche pourraient être abattus.
JEAN-CLAUDE Lenoir en a “ras les platanes”. Le maire de la capitale du Perche Ornais se met même légèrement en colère lorsqu’il lit dans la presse locale que la décision d’abattre les arbres de l’avenue de la Gare, qui ont allégrement dépassé le siècle d’existence, a été entérinée.
Faux et archi faux. La question a bien été évoquée en séance municipale, mais rien d’officiel n’a encore été décidé, comme en témoigne cet extrait du compte rendu du 31 mai. Ainsi on peut lire “Les platanes de l’avenue de la Gare n’ont jamais été maîtrisés. Ils posent aujourd’hui de nombreux problèmes. Leurs racines, en particulier, endommagent le bâti et les réseaux d’assainissement et de l’électricité (…) Ces arbres présentent en outre un réel danger et plusieurs ont dû être abattus. Aujourd’hui, la municipalité est devant une situation qu’il va falloir régler. Plutôt que de supprimer les arbres au coup par coup, les riverains souhaitent qu’ils soient tous abattus, ce qui permettrait d’envisager un projet de requalification paysagère de l’avenue de la Gare.»
Dans ce même compte rendu le maire indique «qu’il est prêt à ouvrir le débat et qu’il va saisir la commission départementale des sites pour prendre son avis».
Pas un simple
problème de feuilles
Et qu’en tout état de cause «la suppression des platanes ne pourrait être envisagée que dans le cadre d’un programme de paysagement et de replantation mieux adaptée aux contraintes urbaines». L’élu tousse aussi lorsqu’il entend les commentaires des anti abattages. Surtout que la plupart des opposants sont extérieurs au problème et résident dans les communes environnantes. Sans chercher à polémiquer et à se justifier, il tient à préciser que «la question ne se résume pas à un problème de feuilles dans les gouttières. Cela serait trop simple. Le problème, ce sont les racines».
Leur prolifération a déjà obligé Orne Habitat à détruire l’immeuble de l’avenue de la Gare. «Mon souhait est que les arbres restent, mais qu’on trouve les bonnes solutions. Nous allons regarder de très près ce que l’on peut faire». Pour cela, il est prêt à sonner à toutes les portes. La dernière en date passe par le jardinier du château de Versailles : Alain Baraton.
Ce dernier s’est, dans le cadre d’une de ses émissions radiophonique, exprimé sur les ondes, à propos des platanes de Mortagne-au-Perche. Jean-Claude Lenoir lui renvoie la balle.
Par courrier, il l’invite à examiner les solutions qui pourraient être envisagées. «Je sais par expérience combien les décisions sont difficiles à prendre quand il s’agit d’arbres. Et je suis tout à fait prêt à m’entretenir avec vous.». Alain Baraton jouera-t-il le jeu ?
En tous cas, ce feuilleton de l’été aura permis au moins une chose : créer le débat. N’est-ce pas là un des vœux de l’élu ?
Tags : Basse-Normandie - Environnement - Mortagne - Orne - perche - platanes