Luigny. Généalogie : dans les branches de l'histoire locale

Dernière mise à jour : 16/09/2012 à 18:30

À la permanence du cercle de recherches généalogiques du Perche-Gouet, à Luigny, les actes de naissance, de décès, de mariage et notariés s’étalent sur trois grandes étagères.
À la permanence du cercle de recherches généalogiques du Perche-Gouet, à Luigny, les actes de naissance, de décès, de mariage et notariés s’étalent sur trois grandes étagères.

Depuis 1985, le Cercle de recherches généalogiques du Perche-Gouet est installé à Luigny. Une association gérée par des bénévoles très impliqués. Ceux-ci ont dépouillé des millions d’actes officiels, que ce soit mariage, naissance, décès, héritage ou encore des ventes de maisons.
« À la création de l’association, il fallait aller dans les mairies pour récupérer les états civils et les registres paroissiaux. C’est beaucoup mieux depuis l’année 2000, avec une base de données en ligne », explique Christiane Bidault, présidente de l’association. « Tout est recensé : les créations d’écoles, de monuments, etc. C’est ainsi que nous avons commencé à faire des monographies communales afin d’entretenir la mémoire locale ». Les adhérents de l’association ont réalisé des notices sur les monuments, qu’ils relient ensuite aux personnalités du coin. « Malheureusement, certaines communes ont moins d’informations que d’autres. Il faut donc être très patient !  ».
Les journaux, une mine d’or
Parmi les sources du Cercle, il y a également les journaux. « C’est une mine d’or pour nous ! Comme par exemple, l’ancien journal Le Nogentais. Cela nous fait beaucoup rire car tout était écrit dedans. Il y avait beaucoup d’anecdotes ».
Une véritable « passion » qui s’est révélée à Christiane Bidault au fur et à mesure. « Au départ, c’était juste par curiosité. Puis, on débarque une première fois dans une mairie, sans trop savoir comment s’y prendre et on se prend au jeu. Comme toute passion, au bout d’un moment, on en fait de trop ».
La présidente se penche désormais plus sur l’histoire des communes, « beaucoup plus intéressante que notre histoire personnelle finalement ». Ce qu’elle préfère, c’est la période du dépouillement, « lorsque nous déchiffrons les écritures et que nous tentons de traduire les expressions des notaires de l’époque ».
Internet : la facilité
Avec l’arrivée d’internet, la généalogie connaît son apogée. « Il nous est arrivé de voir plus de cinquante personnes dans une journée, qui venaient consulter à la permanence. Désormais, les gens cherchent de chez eux ». Et avec 3 200 000 actes dépouillés, 40 000 photographies, 28 000 personnalités locales recensées, et 12 000 monuments, les curieux n’ont pas de quoi s’ennuyer sur la base de données du site. Avec parfois, des documents remontant jusqu’en 1570. « Nous sommes dans une région très calée en archives. Autant en quantité qu’en qualité ».
La base de données nécessite d’être régulièrement alimentée. Pour cela, l’association recherche des bénévoles pouvant faire des saisies sur internet.