
Jean-Pierre Chauveau repart pour une dernière campagne.
La der des ders. Le conseiller général sortant de la majorité départementale remet son mandat en jeu et repart pour une dernière campagne.
Etiquetté UMP, le maire de Commerveil aurait préféré attendre le mois de janvier pour annoncer son intention de briguer ce siège qu’il occupe depuis 1985. Ses “chefs” en ont décidé autrement. Et puis, autant clarifier les choses maintenant, afin d’éviter les bruits de couloir. Quelques noms, dans la ville sous-préfecture, ont en effet circulé pour lui succéder. Aujourd’hui les choses sont claires et nettes. Pas de “poulain” à l’horizon.
Pourtant, le sénateur et ami de François Fillon a bien pensé à un moment tirer un trait définitif au sein de la structure départementale. La réforme territoriale de 2014 a changé la donne.
A 68 ans, le patron de la communauté de communes du Saosnois veut boucler la boucle avec le sentiment du devoir accompli. «¼Il me reste trois ans pour mener à bien les projets. Après c’est sûr, j’arrête¼». Pas seulement le conseil général, mais tout le reste : la communauté de communes, le sénat. Ce dernier baroud politique, Jean-Pierre Chauveau ne l’appréhende pas. Ce retour aux urnes, il le prend avec recul et une certaine philosophie.
Il sait que dans le contexte actuel, la bataille sera difficile mais dans cette élection, c’est surtout l’homme et son image auprès de la population qui comptent.
En ballottage
En 25 ans de terrain, l’ancien “boss” de feu la Compagnie fermière s’est taillé un solide réseau. Jamais un mot plus haut que l’autre. Toujours prêt à dire oui, Jean-Pierre Chauveau est devenu un personnage incontournable dans la droite sarthoise. Sa fidélité à son parti n’y est pas étrangère.
Son arrivée au palais du Luxembourg où François Fillon lui a offert son fauteuil de sénateur n’a fait qu’asseoir son pouvoir sur les décisions départementales.
Cela suffira-t-il ? Le principal intéressé n’ose pas l’affirmer. «¼Ce ne sera pas une élection facile¼» avance le sortant. Mis en ballottage en 2004, alors qu’il avait été élu, à chaque fois au premier tour, le vice-président du conseil général s’attend à ce scénario les 20 et 27 mars.
Outre le candidat du Front de Gauche, le maire de Saint-Longis, Luc-Marie Faburel, il lui faudra faire face à la candidate du PS : Malika Belaïdi, quasiment inconnue en dehors des frontières mamertines, et Cécile Bayle de Jessé, Villieriste à ses moments perdus. Sans oublier vraisemblablement le Front national et les Verts. Cette multitude de candidats pourrait faire l’affaire du sortant.